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A l’automne 2016, el-Atlal a eu le plaisir d’accueillir trois artistes et un chercheur qui ont travaillé un mois en résidence à Jéricho.

 

 
 

LES RESIDENTS

 

Hacene Belmessous

Hacène Belmessous

Hacène Belmessous est un chercheur indépendant français, spécialiste des questions urbaines, essayiste et auteur de plusieurs ouvrages. Il est l’un des membres du comité de rédaction de la revue annuelle l’Esprit des villes éditée par In Folio.

Hacène Belmessous travaille depuis plusieurs années sur la notion d’espace public, s’intéressant à tout ce qui, au sein des villes, est forgé par l’action politique, économique et collective, qu’elle aille dans le sens d’une intégration de leurs divers espaces ou qu’au contraire, elle ait pour conséquence leur fracturation.

Lors de la résidence el-Atlal, il souhaitait poursuivre ce projet au long cours, en se penchant sur le cas des villes palestiniennes en général, et de Jéricho en particulier, en s’interrogeant sur leur contour et leur devenir en tant que villes publiques. Il a profité de son séjour sur place pour mener un travail d’observation et de conversation avec de multiples acteurs de la société civile palestinienne. Cette démarche — qui s’éloigne légèrement des traditionnels entretiens sociologiques, plus clairement inscrits dans une méthode fixée à l’avance — lui a permis de couvrir l’espace de Jéricho en croisant les points de vue les plus divers. Le travail de recherche lui servira de matériel pour un chapitre de son prochain livre.

 

Joseph Hodali

Joseph Hodali & Reem Jubran

Joseph Hodali est un cinéaste et vidéaste américain. Il a occupé le poste de producteur vidéo au Multicultural Community Center de l’Université de Berkeley et a dirigé des ateliers cinématographiques destinés aux étudiants et aux artistes de la région de San Francisco. Il est diplômé d’études filmiques à l’Université de Berkeley et travaille actuellement comme photographe et graphiste indépendant en Californie.

 
 

Reem Jubra

Reem Jubran est une cinéaste et photographe américaine et palestinienne. Elle a commencé à utiliser la photographie argentique à l’adolescence lors de ses séjours en Palestine. Au moment d’entamer ses études universitaires, Reem a basculé de la photographie à la vidéo numérique et a réalisé trois courts-métrages, dont la trame repose sur les conflits liés à la Palestine. Aujourd’hui diplômée d’études filmiques à l’Université de Berkeley, aux États-Unis, elle cherche à explorer par ses films le lien entre identité et espace.

 

Les deux jeunes artistes ont souhaité mettre leur collaboration au service de trois courts-métrages tournés à Jéricho. Ces films sont nourris des récits que les habitants de Jéricho ont livré aux cinéastes au fur et à mesure de leurs entretiens. Ils interrogent ainsi de manière oblique la place très particulière de la ville de Jéricho au sein de l’imaginaire et de l’espace physique palestiniens.

Exemple de synopsis de l’un des trois films réalisés au cours de la résidence: Mother Date dépeint les hallucinations d’une jeune ouvrière qui tombe malade alors que son travail à l’usine de dattes arrive à un point d’arrêt suite à une mauvaise récolte.

 

Eric Stephany

Éric Stephany

Éric Stephany est un artiste français. Formé en droit et en histoire de l’art il a multiplié les interventions en galeries, centres d’art et institutions. Sur les traces du concept romantique allemand d’Einfühlung (empathie), son travail plastique cherche à souligner la manière dont nous projetons sur l’architecture qui nous entoure l’émotion qu’elle nous fait ressentir.

À Jéricho, Éric Stephany a eu l’occasion de se mesurer à la richesse archéologique encore presque intacte du site de Tell-es-Sultan, dont les éléments architecturaux sont les plus anciens vestiges urbains jamais recensés. Plus particulièrement intéressé par la présence d’un escalier dont le sommet débouche sur la vue du mont de la Tentation, dont l’accès lui a été permis, plus de vingt après que les derniers archéologues y aient pénétré, il a cherché à sonder les traces du rapport qu’entretenaient les habitants de l’antique Jéricho à leur ciel. Ce travail s’inscrit dans une démarche plus générale sur les dispositif ascensionnels qu’il a explorés en Allemagne, en Inde et ailleurs.

 
 

DOSSIER DE PRESSE

Le dossier de presse de la résidence, présentant les résidents et incluant des images de leur travail, est téléchargeable ici.

Jericho
 

EN PARTENARIAT AVEC

 

Fondation pour l’Education et la Culture Franco-Arabe (FECFA)

FECFA-Logo1 copy La résidence 2016 est organisée avec le soutien de la FECFA.

La FECFA, Fondation sous égide de la Fondation de France, soutient les échanges culturels entre la France et les pays arabes, et promeut l’enseignement de la langue arabe. Ses objectifs sont ainsi de subventionner des activités culturelles ou des projets artistiques faisant le lien entre les deux cultures, et d’attribuer des bourses à des associations de droit Français ayant au moins une année d’activité. La FECFA a été créée à l’été 2013, et a depuis contribué à la promotion de l’enseignement de la langue arabe, à la traduction d’ouvrages de l’arabe au français, ainsi qu’à l’examen de différents projets artistiques et culturels.

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Auberg-Inn

auberg-inn
Auberg-Inn est une maison d’hôtes à Jéricho, située au pied du mont de la Tentation.
La maison est entourée d’un jardin où se pratiquent encore les techniques traditionnelles d’irrigation et d’agriculture, et qui fournit la table d’hôtes en produits frais de saison.

L’objectif de ses propriétaires est d’encourager par leur hospitalité un tourisme culturel de qualité, ouvert sur la ville et sa communauté, et respectueux de l’environnement – et de promouvoir ainsi un mode de vie propre à la Palestine.

Durant la résidence de 2016, les résidents et les membres d’el-Atlal seront hébergés à Auberg-Inn.

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